Le joueur d'échec



Auteur : Stephan Zweig
Edition : Stock
Date de première parution : 1943
Pages : 112


Ce texte parait en 1943 à Stockholm. Edition posthume puisque le 23 février de l'année précédente Stefan Zweig s'était donné la mort. La catastrophe des années quarante lui apparaissait comme la négation de tout son travail d'homme et d'écrivain. Stephan Zweig s'en explique dans la confession à peine déguisée qu'est Le joueur d'échec.
Monsieur B., en dérobant un manuel d'échecs, croyait pouvoir échapper aux tortures des nazis. Mais très vite, cette nouvelle passion lui enfiévra l'esprit et le fera sombrer dans la démence.
Nous le retrouvons quelques mois plus tard. Il dispute une partie contre le champion Czentovic. Une partie dérisoire pour les joueurs qu’envoûtante pour le lecteur.

Avis :


Je pense qu'on peut classer ce résumé parmi les plus révélateurs des 4èmes pages ! Je ne pense pas avoir besoin de vous raconter l'histoire tout est déjà dit. Soit en gros tout le livre...

Je ne vous le cacherais pas je n'ai pas été envoûté par ce roman, même si je ne l'ai pas lâché du début à la fin. On m'avait prévenu que le joueur d'échec n'était pas la meilleure œuvre de Stephan Zweig, je le comprends aujourd'hui. Sur la couverture il est écrit "roman", "nouvelle" aurait peut-être été plus adapté. Le résumé voit juste, il s'agit bien d'une confession, la partie d'échec n'est qu'un vêtement d’apparat pour déguiser les révélations de Stephan Zweig. Ici rien ne semble bloquer la vérité. Monsieur B. se confie au narrateur sans crainte, il lui raconte toute son histoire sans se faire demander. Le décor qui l'entoure ne fait qu'accompagner son histoire, on aurait presque pu sauter les 50 premières pages et arriver aux révélations sans plus de cérémonie cela n'aurait pas changé grand-chose.

Toutefois, la révélation ne se fait pas qu'à travers l'histoire de Monsieur B. Stephan Zweig veut peut-être nous montrer la vision du monde à cette époque. Une époque où rien ne semble se rapprocher de la seconde Guerre Mondiale à part Monsieur B. Comme si le régime nazi appartenait à un autre univers...

Un commentaire assez court puisqu'il s'agit d'une nouvelle. Mais pour résumer le tout : un livre pour une dernière confession, à lire d'une traite si l'on ne veut pouvoir l'apprécier.



Novecento : pianiste de Alessandro Baricco



J'ai choisi d'accorder le joueur d'échecs avec Novecento puisqu'ils se déroulent tous les deux sur un bateau et qu'ils révèlent tous les deux le passé. Bon j'avoue ce n'est peut-être pas le meilleur raccord, de plus cela fait un petit bout de temps que j'ai lu Novecento (en italien), donc mes souvenirs ne sont pas très clair... Si jamais certains ont une meilleure idée, qu'il me le dise ! Je suis preneuse.



Bon c'est le temps de dire Bye Bye, j'espère que cette chronique vous aura plu, perso je n'en suis pas forcement satisfaite mais je ne savais pas comment présenter ce livre. Je vous demande donc de l'aide à tous ceux qui l'ont lu pour me dire ce qu'ils en ont pensé ! Ciao et à bientôt ! ;)


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